le cursus honorum

Le cursus honorum


On appelle cursus honorum la série de magistratures que devait exercer un Romain dans le cadre des institutions, avant de parvenir au consulat. Ce sont la questure, l’édilité (patricienne ou plébéienne), le tribunat de la plèbe (pour les plébéiens), la prêture, le consulat.


La questure


Le questeur est le magistrat chargé des finances à Rome.


L’édilité


L’édile est le responsable de la police municipale chez les Romains. Chargé de réprimer la petite délinquance et les flagrants délits, il pouvait prononcer des peines allant jusqu’à la peine de mort..


La préture

Cette magistrature est détachée du consulat à partir de 367 avant J.-C. lorsque fut crée un prêteur urbain, chargé de dire le droit dans la ville. Les prêteurs étaient élus par le peuple (comices) sur proposition du sénat. Leur légitimité était consacrée par une cérémonie officielle de prises d’auspices qui ne pouvait avoir lieu qu’à Rome et en présence du sénat réuni au Capitole, comme pour les consuls.

En 242, est créé un praetor peregrinus dont la juridiction s’étend aux étrangers se trouvant à Rome et aux litiges entre étrangers et les citoyens. En temps de guerre, il arrivait souvent qu’il reçoive un commandement militaire, le prêteur urbain cumulait alors les deux juridictions.

Le prêteur urbain était notamment chargé de communiquer aux consuls les décisions du sénat. En l’absence des consuls partis à la guerre, il était le chef du gouvernement à Rome. Les prêteurs possèdent l’imperium ce qui leur donne le droit de prendre des édits. A partir de César, les prêteurs seront au nombre de seize.


On appelle propréteur un préteur prorogé, à sa sortie de charge, et à qui est confié le gouvernement d’une province.


Le Consulat

Nom de deux magistrats majeurs issus du démembrement du pouvoir royal, en 509 avant J.-C.
Ils entraient en fonction aux ides de Mars ( le 15 du mois). Pour que la nomination des consuls désignés soit légale, il fallait qu’un des consuls en charge au moins préside les élections.

Le vote populaire ( lex curiata) donnait aux consuls désignés le droit de prendre les auspices qui seul conférait le pouvoir suprême (imperium). Ils commandent aux armées et sont éponymes.(les années portent leur nom)


 Chacun d’eux a le droit de s’opposer à une décision de l’autre,(veto).

 Le consul dispose du pouvoir de nomination d’un dictateur, quand les circonstances l’exigent, après proposition d’un candidat par le sénat parmi les anciens consuls. On nommait un dictateur lors de circonstances exceptionnelles notamment en cas de guerre. Il exerçait le pouvoir pendant six mois mais il était de coutume qu’il démissionne sitôt sa mission remplie.

On appelle proconsul un consul prorogé dans sa magistrature et chargé du gouvernement d’une province.


Les censeurs sont d’anciens consuls dont la tâche principale consistait à dresser la liste des membres du sénat.