Les valeurs des temps, révisions DNB français

La valeur des temps

1. Formes simples et formes composées

On oppose généralement les formes composées qui expriment une action accomplie, ( achevée) et les formes ou les temps simples qui expriment une action non accomplie, ( en train de se faire) .

Pour tous les modes cette opposition est valable, mais on peut ici entrer dans le détail des valeurs pour les temps de l’indicatif, mode le plus employé. On laissera de côté les autres modes.

2. Les temps de l’indicatif

Le présent : il a trois valeurs fondamentales.

• Le présent d’énonciation ou de discours, c’est-à-dire de la conversation.

• Le présent de vérité générale : il permet d’énoncer une loi ou une vérité valable en tout lieu et en tout temps. ex : L’homme est mortel

Le présent de narration : il remplace un temps passé (le passé simple notamment) pour rendre le récit plus vivant et plus proche du lecteur.

L’imparfait : il sert à exprimer la durée, la répétition ou l’habitude dans le passé. Lorsqu’il est employé avec le passé simple, il sert souvent à la description ou à poser l’arrière-plan ou le décor d’une action ou d’une scène.

Le passé simple : c’est un temps littéraire, employé uniquement à l’écrit aujourd’hui. Lorsqu’il est employé avec l’imparfait il sert à parler de l’action qui se déroule au premier plan.

Le futur simple : il sert à exprimer une action certaine ou probable située dans le futur.

Le passé composé : il exprime une action accomplie mais qui a souvent des conséquences dans le présent. Il sert aussi souvent et notamment à l’oral à remplacer le passe simple.

Le plus-que-parfait  : il sert à exprimer l’antériorité d’un fait par rapport à un autre dans un récit au passé. (Ex : Lorsque Paul entra, j’étais déjà parti ; l’action évoquée au plus-que-parfait s’est produite avant l’entrée de Paul).

Le futur antérieur : il sert a exprimer une action accomplie mais envisagée au futur. (Ex : Quand j’aurai 25 ans, j’aurai terminé mes études ; on envisage bien une action comme achevée alors qu’il s’agit du futur).

Attention de ne pas confondre la forme << j’aurais terminé >> (conditionnel passé) et << j’aurai terminé >> (futur antérieur).

La première évoque le passé (l’action qui n’a pas eu lieu, c’est irréel) alors que la deuxième parle du futur (l’action aura probablement lieu).

3. Le conditionnel

Le conditionnel est un mode à part (certaines grammaires disent même que ce n’est pas un mode). Son emploi et ses valeurs sont particulières :

- Le conditionnel présent exprime une action soumise à condition et envisagée dans la situation présente. Mais comme elle n’a pas eu lieu encore on dit que le conditionnel présent exprime l’irréel du présent. (Ex : Si tu venais, je serais content.)

- Le conditionnel passé exprime le plus souvent un regret d’une action qui n’a pas eu lieu, on dit alors qu’il exprime l’irréel du passé parce que l’action n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu (Ex : Si tu étais venu, j’aurais été content.)

Il faut donc ici être très attentif à la concordance des temps comme on le voit dans les deux exemples cités ci-dessus :

le conditionnel présent s’emploie avec l’imparfait de l’indicatif (qui ne renvoie plus alors au passé mais sert à exprimer une condition ou une hypothèse)

le conditionnel passé s’emploie avec le plus-que parfait de l’indicatif.

Cette fiche est incomplète par rapport au cours ; elle ne relève que les valeurs des temps les plus fréquentes et celles qui « tombent » souvent au DNB mais il faut aussi relire le cours !